
Le temple païen de Garni est situé sur une haute falaise qui domine la gorge de la rivière Azat. Il s’agissait autrefois d’une forteresse, avant qu’un temple hellénistique ne soit construit à cet emplacement, aux alentours de l’an 70 apr. J.-C. Le temple de Garni fut détruit par un tremblement de terre à la fin du XVIIᵉ siècle, mais il fut largement restauré dans les années 1970. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des sites les plus emblématiques de l’Arménie, ainsi que de l’ensemble de l’ex-Union soviétique.
La zone entourant le temple abrite un complexe palatial comprenant plusieurs bâtiments répartis autour de la place principale de l’ancienne forteresse. Parmi ces structures, on trouve les vestiges d’un petit temple, une salle du trône, une salle cérémonielle, une résidence et des bains. L’ensemble est délimité par les restes d’un mur de fortification et d’un portail, qui servent encore d’entrée principale au site. Plusieurs constructions ont été identifiées, dont un palais d’été royal à deux niveaux, un complexe thermal, une église construite en 897 apr. J.-C., un cimetière, et surtout le monument le plus célèbre et le mieux conservé du site : le temple gréco-romain.
Plus de six couches d’occupation humaine successive ont été mises au jour grâce à de nombreuses fouilles archéologiques. Les premières traces de peuplement remontent au Néolithique, suivies de l’âge du bronze. Le système de fortification est constitué de blocs de basalte massifs pouvant peser jusqu’à 6 tonnes et s’étend sur plus de 300 mètres, ponctué de tours de garde et d’une porte d’entrée principale.
Aujourd’hui, le temple de Garni reste le témoignage vivant des longues périodes païennes de l’Arménie, étant le seul temple païen du territoire arménien à avoir survécu à la christianisation du pays.
